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Loin de Damas

mise en scène Éric Chaussebourg

: Présentation

La Syrie. Une terre. La guerre. La mort. L’exil. Mais surtout la vie. C’est ce dont parlent les poèmes du jeune auteur Omar Souleimane, où l’on passe de la vitesse d’une balle tueuse à la lenteur de la contemplation. Honorer son père, le passé, la nature, massacrés maintenant, mais tou- jours en disant ce qui va venir après, ce qui va renaître, repousser. La tristesse, le mal au ventre... Le manque, oui... Mais ici, pas de misérabilisme, pas de plainte, juste le regard cru et la rébellion en vue du bonheur, la fureur de vivre au-delà du chaos. Un soulèvement plus « rock » qu’oriental, plutôt que dans une forme de nostalgie. Les textes sont lus par le comédien au micro, telle une partition et la guitare d’Hildebrandt parle, tantôt rock tantôt planante. Les projections des œuvres de Johann Fournier, comme des instants entre deux mondes, disent à leur manière les mots du poète.


Le projet Les trois éléments - texte, musique, image - sont totalement indissociables. Ils ont construit le spectacle dans une totale fusion, et rien n’existe s’il en manque un. Il en résulte un ressenti très cinématographique, mais sans caméra, sans écran, où chaque spectateur compose intérieurement les plans de son propre film, loin de Damas... C’est la tentative d’une déconstruction poétique, d’une mise en scène où les fragments de la réalité deviennent motif. Ce processus de dé-construction du monde visible est un mouvement pour se rapprocher de la matière première poétique. Loin de Damas est une sorte de no man’s land visuel et sonore en écho au territoire disputé de la guerre, un no man’s land où les mots des poèmes et les images se confondent. Cette trame ainsi com- posée n’est pas le décor de la pièce mais un « personnage-territoire » situé entre les deux. Les images visuels et sonores sont un monde sensible, il n’y a pas d’autre décor. La voix de l’auteur lisant un de ses poèmes en arabe est présente. Parmi la cinquantaine de poèmes du recueil Loin De Damas, Omar a choisi celui-là même que nous avions choisi pour résumer le spectacle et tout notre imaginaire qui s’est construit autour, celui qui clôture le spectacle par ces mots : « Ici sur cette terre étrangère, Rien d’autre que la nudité de l’existence. »

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